MJS 63 Mouvement des Jeunes Socialistes

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Le changement, c\'est maintenant!

 

Depuis 4 ans, avec la droite, la vie est plus dure. Crise des banlieues, CPE, précarité, environnement dégradé, casse de l’éducation : la droite brade notre avenir depuis qu’elle est au pouvoir.  La seule perspective que nous offre la droite libérale, autoritaire et cynique de Sarkozy et Chirac est un futur fait d’inégalités, d’injustices de répression et de discriminations, un futur où notre génération continuera à vivre moins bien que celle de ses parents.

En 2007, nous serons devant un choix de civilisation. Les socialistes proposent aujourd’hui un projet alternatif pour renouer avec le progrès, reposant sur la démocratie, la solidarité et la confiance dans notre génération. Nous avons le devoir de la victoire pour tous ceux qui depuis déjà trop longtemps souffrent au quotidien de la politique menée par la droite. En 2007, notre combat doit être un combat pour la dignité. Dignité pour tous ces enfants qui à la rentrée manqueront à l’appel parce qu’ils ne sont pas bien nés. Dignité pour leurs parents qui, clandestins et loin des caricatures insultantes de Chirac sur le bruit et les odeurs, se font ballotter chaque jour entre précarité et esclavage moderne au gré des contrôles d’identité et des tentatives de reconduite à la frontière. Dignité pour les enfants des banlieues encore plus stigmatisés que le reste de la jeunesse, cette nouvelle classe dangereuse, parce que leurs problèmes seraient « la résultante (pour reprendre les termes de Sarkozy) d’une immigration incontrôlée ». Dignité pour ces quartiers, ces villages où l’Etat a fuit ses responsabilités pour aller financer les baisses d’impôts des plus riches en leur promettant de bientôt supprimer les droits de succession, dignité pour les jeunes travailleurs, qui pour la grande majorité ont comme horizon indépassable le SMIC quand ce n’est pas le chômage, l’intérim ou le RMI… Dignité pour ces étudiants qui iront pendant plusieurs mois au Restaurant du Coeur ou au Secours Populaire pour se nourrir parce que cette année les frais d’inscription dans certaines universités françaises s’élèveront à plusieurs milliers d’euros. Dignité pour tous ceux qui, exclus, considèrent par la force de la misère et du renoncement qu’elle engendre, que la société, c’est la société « des autres ».

Pour gagner nous devons redonner l’espoir à ceux qui souffrent, redonner du sens aux principes républicains, à la solidarité nationale et à la justice sociale. Ce devoir de victoire pour la gauche et notre projet pour le changement doit permettre rassemblement sur le fond.

Anniversaire de l'appel du 18 joint

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Anniversaire de l\'appel du 18 joint

  

Ce n’est pas un hasard si la première et dernière phrase de " L’Appel du 18 joint " 2006 sont celles de l’Appel original. En effet, depuis 1976, nous attendons des différents gouvernements qu’ils adoptent des solutions pragmatiques. Pour ne prendre qu’un exemple, en 1978, Monique Pelletier (auteur du premier rapport officiel sur la " drogue "), demandait que soit dépénalisé l’usage du cannabis. Trente ans plus tard, l’usage en privé est toujours interdit et la chasse aux amateurs est ouverte toute l’année 24 heures sur 24. Trente ans plus tard, les discours officiels n’ont pas évolué et le cannabis est toujours présenté sous un jour très défavorable.

APPEL DU 18 JOINT 2006

Il commençait par : " Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple joint de cannabis (sous ses différentes formes : marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre ". De quel texte s’agissait-il ? De " l’Appel du 18 joint " dont nous fêterons cette année le trentième anniversaire.

Depuis trente ans, le seul discours, c’est celui de la stigmatisation, la seule politique, c’est celle de la matraque. Plus d’un million de personnes interpellées, des millions d’années de peines de prison prononcées, des centaines de millions d’amendes requises, des centaines de milliers de personnes jetées en prison, une multitude de vies brisées pour quelques grammes de shit ou quelques pieds de beuh, des incompréhensions, des brouilles, des meurtres et des suicides... Tel est le triste bilan de trente ans de " guerre à la drogue ". Depuis 1976, malgré quelques éclaircies, c’est le règne de la désinformation et de l’obscurantisme. Trente ans plus tard, nous subissons toujours un discours caricatural et alarmiste sur le cannabis et ses usagers... Un discours qui fait ricaner les ados et inquiète leurs parents. Pourtant, depuis 1976, la plupart des rapports officiels soulignent la faible dangerosité du cannabis. Depuis 1976, des chercheurs, des médecins, et surtout des patients, ont découvert les vertus thérapeutiques de cette plante.

La prohibition a dynamisé le trafic, multiplié le nombre de consommateurs, enrichi les mafias. Pompier pyromane, elle a atteint le contraire de l’objectif qu’elle s’était fixé. Par ailleurs, toutes les enquêtes le démontrent, la répression n’influe pas sur la consommation. Les dernières propositions du gouvernement actuel de punir le simple usage d’une amende de cinquième catégorie (1 500 euros), assorti pour les récidivistes de peines complémentaires comme la saisie du portable ou du scooter, s’apparentent à un racket. Elles sont non seulement fantaisistes, mais inacceptables.

Comme en 1976, nous sommes " des milliers et des milliers de personnes " à apprécier les effets du cannabis. Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à en cultiver pour notre usage personnel et celui de nos amis. En 2006 tout comme en 1976, le CIRC invite celles et ceux qui en ont assez d’être considéré comme des hors-la-loi, marre de subir des discours grotesques et démagos, ras-le-bol d’être les complices indirects de trafiquants sans scrupule, à " déclarer publiquement avoir déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement, l’intention de récidiver. Nous considérons comme inadmissible toute forme de répression individuelle, soumise à l’arbitraire policier, et entendons soutenir activement tous ceux qui en seraient victimes ".

Comme en 1976, nous tenons évidemment à préciser que " ce texte n’est pas un appel à la consommation, il vise seulement à mettre fin à une situation absurde. "

Le choix d\'agir

 L’idée d’agir nous anime pour changer la société et améliorer les rapports humains.
La Gauche et le PS ont besoin de retrouver leurs repères et de penser la société en y apportant des réponses exigeantes. Le débat ne se situe pas dans l’illusoire opposition entre archaïsme et modernité car le passé ne nous entrave pas dans le conservatisme, il nous inspire et nous montre le chemin parcouru. Quand à l’avenir, il ne peut se construire sur l’ignorance du passé si l’on veut éviter les erreurs. Il exige l’audace nécessaire pour ne pas avoir peur de l’inconnu. Ce qu’il faut dépoussiérer, c’est les balises. Ce qu’il faut imaginer, ce sont les remèdes. Pour toutes ces tâches, nous devons réapprendre à écouter la société et à lui parler.

Après un siècle d’aventures, la social-démocratie reste la seule force possible de transformation sociale, par la réforme, en tenant compte du réel. L’histoire et les grandes idées de la gauche nous permettent aussi bien de considérer le chemin parcouru que de disposer de balises pour continuer le combat. Le discours à la jeunesse de Jaurès a alors tout son sens : « L’Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ».

Si la politique nous anime, c’est aussi parce que nous sommes convaincus que la démocratie, c’est participer à la construction d’un avenir commun. Nous croyons que les hommes et les femmes peuvent transformer la société dans laquelle ils vivent et qu’ils peuvent maîtriser leur destin.

Depuis plusieurs décennies, le discours sur la crise du politique fait mouche. Le personnel politique a beaucoup perdu en crédibilité. La démagogie d’un discours technocratique avec ses formules passe partout, vides de sens, le goût pour l’effet d’annonce, les promesses électorales non tenues, le mensonge, le cynisme, les affaires, ont finis par enraciner durablement le doute dans les politiques. L’un des résultats de cette situation fut l’émergence d’un discours extrémiste et populiste, faisant non plus appel à la raison et au bon sens, mais aux plus bas instincts.
Les principes et l’éthique politiques sont plus que jamais d’actualité. Le PS doit montrer l’exemple de la rénovation de ses pratiques, de sa volonté d’aller plus loin sur le non cumul des mandats, de son ouverture à la diversité de la société ; en opérant un renouvellement de ses cadres lors des prochaines élections. Ainsi, le politique servira la Politique en générale et non plus les intérêts particuliers de certains en laissant sur le bord du chemin une partie de la population ; il pourra aussi se consacrer pleinement à sa tâche pour laquelle il a été élu.
Le PS, s’il le veut vraiment, est en mesure de contribuer fortement à la (re)politisation des Français et de l’engager massivement sur les terrains de la transformation sociale, du combat contre le libéralisme, pour l’égalité des droits, en France comme en Europe.

Recréer la confiance en proposant un avenir collectif, tel est notre but.
La rénovation est un impératif. Le socialisme n’est pas une doctrine figée dans le marbre de l’histoire. Se réfugier dans le socialisme d’hier est une impasse : cela nous condamne à la protestation. Nous devons inventer le socialisme de demain : le socialisme du XXIème siècle

Journal externe numero 6

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Nouvelle Actualité

  

Le Mouvement des Jeunes Socialistes est un mouvement politique de jeunes de 15 à 28 ans. Autonomes du P.S., nous défendons nos propres propositions, parfois différentes de celles de nos aînés socialistes.

Débattre, échanger, dans nos lycées, nos facs, nos lieux de travail comme au niveau européen et international: notre militantisme a pour but de mobiliser pour convaincre qu’une société plus juste et plus émancipatrice est possible.

Parce que le libéralisme prend sa force dans la résignation, notre réponse doit être l’engagement.

Parce que le projet de société de Bush, Sarkozy, Chirac ou Villepin est fondamentalement opposé à celui que nous portons, nous militons pour le combattre.

Parce que l’alternance ne suffira pas, nous devons construire une véritable alternative.

Pour mener ces combats, il faut être nombreux, alors, toi aussi, rejoins-nous !

 

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De la colère à l espoir

 

Nous ne sommes qu’au mois de mars de l’année 2006, mais la droite a déjà réussi le pari de faire de cette année, une année de régression sociale où la solidarité cède devant la délation, où l’avenir se conjugue avec précarité.

En 3 mois la droite a multiplié les attaques contre nos concitoyens, que ce soit les jeunes avec le Contrat Première Embauche de Villepin ou les stigmatisations scandaleuses de Sarkozy, que ce soit les immigrés qui, avec le projet de loi CESEDA, devront être rentables ou expulsables.

Parce nous refusons cet avenir et cette société qu’on nous prépare, nous Socialistes devront incarner l’espoir. L’espoir d’une société plus juste et plus solidaire, d’une société qui redonne leur dignité aux hommes et aux femmes de ce pays.

Cet espoir ce doit être celui de notre projet, un projet ambitieux pour gagner mais un projet crédible pour être appliqué et appliqué pour perdurer.

Dans cette société où on a peur du lendemain, notre responsabilité est tout autant de convaincre que de ne pas décevoir les espoirs que les Français placent en nous.

Projet de réforme du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA)

 

Pour en savoir plus: www.contreimmigrationjetable.org

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Mobilisation contre le CPE

 

                         

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